La Gazette de Porto

« Des voix francophones à Porto »



« À 18 h, fin du travail, début des vacances » : vivre à Porto au quotidien

Claudia et Ludo ont vécu plus de deux ans au Portugal. De la recherche d’un appartement aux formalités administratives, en passant par les sorties après le travail, ils nous racontent comment ils ont pris leurs marques à Porto.

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Claudia et Ludo pour la Gazette de Porto

Tous deux âgés d’une vingtaine d’années, Ludo et Claudia ont vécu un peu plus de deux ans et demi au Portugal. Porto leur aura offert un quotidien différent, entre sorties improvisées, escapades à travers le pays et sentiment de liberté. Ils ont profité de cette expérience sans savoir combien de temps elle durerait. Voici le début de leur histoire.

Cyril : Avant d’arriver à Porto, quel était votre état d’esprit ? Pourquoi vouliez-vous partir de France et pourquoi avez-vous choisi Porto ?

Claudia : À la base, ce n’était pas prévu. Je travaillais dans l’événementiel, ça ne se passait pas très bien, donc je voulais changer de domaine. Mais c’était impossible de changer de domaine sans diplôme, sans expérience, et ainsi de suite. En fait, je n’arrivais pas à bouger de mon taf. Sur Instagram, je suis tombée sur l’annonce de l’entreprise XX, et on a fait le pari de partir. Ludo a voulu me suivre, donc en trois mois, on était partis.

Après, on s’est posé la question : est-ce que Lisbonne ou Porto serait le mieux ? On s’est dit que Lisbonne était une trop grande ville. On venait déjà de région parisienne, j’avais vécu à Paris, donc on n’avait pas forcément envie de s’installer dans une capitale. Porto, c’était un peu plus petit et c’était plus proche de ma famille, qui est à Viana do Castelo. Le combo parfait !

On est donc partis assez rapidement, sans absolument rien prévoir sur le plan administratif. Zéro. On a rempli la voiture et on s’est barrés.

Ludo : Ce n’est pas vraiment une envie de partir de France au départ. Ça nous est un peu tombé dessus, on est partis à l’aventure.

Cyril : D’accord. Et toi, Ludo, tu faisais quoi à cette époque ?

Ludo : Comme maintenant, j’ai toujours gardé une certaine liberté en faisant de l’intérim. Donc, je n’étais pas coincé par un travail.

Cyril : Vous viviez où avant d’arriver à Porto ?

Claudia : Un petit village en Seine-et-Marne. On était dans un appartement que j’avais acheté et que j’ai gardé, parce que j’ai réussi à trouver rapidement un locataire.

Cyril : En somme, vous avez rapidement pris la décision de partir.

Claudia : On était tous les deux ouverts à l’idée de bouger. C’est quelque chose qui nous tentait déjà avant qu’on se rencontre. Moi, j’avais envisagé de partir vivre au Portugal pour me rapprocher de ma famille, mais j’avais finalement baissé les bras parce que j’étais beaucoup plus jeune et que j’allais partir toute seule. Du coup, je m’étais un petit peu démotivée. Et Ludo, l’étranger, ce n’était peut-être pas sur sa liste, mais bouger au bord de mer, oui [rires].

Cyril : D’accord. Passons à votre arrivée à Porto. On va commencer par les difficultés : quelles ont été les principales ?

Claudia : Pour moi, le point important, c’était d’avoir un appartement avant d’arriver, puisque j’avais déjà le travail. Et puis, on est aussi partis avec le chien [Rio, un bouledogue français], donc ce n’est pas forcément facile de trouver un appartement quand on a un animal de compagnie.

Au début, ça a été vachement compliqué de trouver ce qu’on voulait. On ne voulait pas vivre dans un taudis, mais les prix s’envolaient. À Porto, trouver un appartement sans humidité et à un prix convenable, c’est compliqué.

Et puis, dès que j’envoyais un message, on me disait : « OK, venez visiter ce week-end. » Sauf que je répondais : « Bah non, en fait, on arrive dans un mois, je ne suis pas encore là. » Et là, c’était : « Ah bah alors, laissez tomber, j’ai des visites ce week-end, je vais valider ce week-end. » Bon, d’accord ! J’ai un peu galéré.

Finalement, j’avais vraiment craqué pour l’appartement qu’on a eu : tout correspondait à ce qu’on voulait. C’était de particulier à particulier, donc c’était plus simple pour discuter avec la propriétaire. Elle m’a dit non deux fois avant que je réussisse à la convaincre de nous prendre.

Cyril : Vous êtes passés par quel site pour trouver cet appartement ?

Claudia : Idealista.

Cyril : Et l’entreprise qui t’a embauchée ne vous a pas du tout aidés ? Il n’y avait pas de service pour vous trouver un appartement ?

Claudia : Non. Ils t’envoient des sites, sauf que j’avais déjà fait le tour, merci bien ! Ce n’est pas comme chez Teleperformance, où ils ont des appartements et peuvent vraiment t’aider de ce côté-là. Nous, le pôle portugais reste une petite structure, donc ils ne nous aidaient pas spécialement pour le logement.

Cyril : Si ça avait été trop compliqué, en plan B, vous auriez envisagé d’aller à Viana do Castelo pour vous rapprocher en vue des visites, ou c’était exclu ?

Claudia : Pour le taf, j’étais obligée d’être en présentiel à Porto, donc c’était compliqué. On serait quand même restés plus longtemps chez ma tante : on a trouvé l’appartement environ trois semaines après notre arrivée. J’avais la voiture, donc je me serais débrouillée pour faire les allers-retours. Mais on n’aurait pas pu rester six mois chez ma tante, à Viana, en attendant. Si on n’avait vraiment pas trouvé d’appartement, je ne suis pas sûre qu’on serait restés.

Ludo : Oui, on a eu de la chance d’avoir cet appartement. C’était royal, il n’y a pas eu de mauvaises surprises, pas de bruit de voisins ou autre.

Claudia : Au début, la propriétaire avait peur du fait qu’on ne soit pas sur place. Seulement elle non plus n’était pas sur place, puisqu’elle était au Luxembourg ! Elle n’allait donc pas pouvoir être là pour organiser les visites des semaines à l’avance. J’ai réussi à lui faire comprendre qu’on était des gens sérieux et qu’elle pouvait nous faire confiance.

Cyril : Et les démarches administratives au Portugal, comment ça s’est passé ?

Claudia : Franchement, non, on n’a eu aucune galère. Enfin, si, moi, j’ai eu des difficultés avec les papiers pour demander mon NIF, parce que j’étais portugaise. Ludo, qui était français, n’a pas trop galéré. Il a pu l’obtenir assez simplement.

On nous a tout de suite dit que ce n’était pas évident d’obtenir un rendez-vous à Porto. Comme on avait la voiture, on a regardé ailleurs et on a pris rendez-vous à Espinho. Il y avait des rendez-vous à foison.

Ce qui a bloqué pour mon NIF, c’est que, même si j’ai la nationalité portugaise et une carte d’identité portugaise, mes parents n’avaient pas demandé mon numéro de sécurité sociale lors de ma naissance. Je ne l’avais donc pas et, du coup, je ne pouvais pas faire une demande classique pour l’obtenir.

J’ai passé peut-être deux ou trois mois à faire je ne sais combien d’allers-retours. Au final, j’ai fini par refaire complètement ma carte d’identité en cochant la case pour le NIF.

Cyril : Ah, c’est bon à savoir pour les Franco-Portugais qui voudraient s’installer à Porto en venant de France et qui seraient dans le même cas. Je ne le savais pas.

Claudia : C’est une démarche qui paraît super simple, mais qui est en fait très compliquée. Ils se renvoient la balle entre les différents services et, au final, c’est plus simple de refaire complètement sa carte d’identité.

Cyril : D’accord, intéressant. Combien de temps vous a-t-il fallu pour vous sentir chez vous, et pas simplement en vacances ?

Claudia : Moi, tout de suite, puisque j’ai commencé à travailler au bout de deux semaines. Ludo, lui, est resté en vacances pendant cinq mois.

Ludo : J’en ai bien profité ! [Rires ; il précise qu’il ne trouvait pas de travail et qu’il a mis ce temps à profit pour apprendre la langue.]

Cyril : Mais même en travaillant, tu avais l’impression d’être en vacances ? Tu trouvais ça dépaysant ? Tu sortais souvent, tu allais à la plage, tu visitais les environs ?

Ludo : Ah ouais, moi, j’ai adoré ! J’ai dû me remettre au travail à un moment, parce qu’on ne peut pas rester chez soi à ne rien faire pendant 107 ans. Mais sinon, je serais bien resté comme ça [rires] !

Cyril : Oui, mais je parlais plutôt de Claudia, pour le coup. Est-ce que tu étais très concentrée sur le travail, en mode « je fais comme en France, je travaille », ou est-ce que tu étais plutôt en mode découverte, puisque tout était nouveau ?

Claudia : Alors, vraiment, pour moi, c’était genre : 18 h, fin du travail, début des vacances [rires] ! J’ai commencé à travailler mi-mai, je crois, ou début juin, quelque chose comme ça. Et mine de rien, on a très vite eu de la famille et des amis qui venaient régulièrement. Au final, je sortais beaucoup, même en semaine, ne serait-ce que pour aller à la plage.

Le fait d’avoir la plage à côté et de ne pas passer des heures dans les bouchons, ça change tout. Même en terminant le travail pas trop tard, on pouvait aller à la plage en sortant du bureau. Au début, l’entreprise était près du centre-ville, à proximité de la Ribeira. Dès que tu sortais du travail, il y avait une autre ambiance.

Et puis, moi, depuis toujours, je me suis sentie plus chez moi au Portugal qu’en France, même si je n’y avais jamais vécu. Pour moi, c’était une bouffée d’air frais d’avoir déménagé là-bas. Je me sentais vraiment, vraiment bien.

Cyril : Et toi, Ludo, tu t’es senti aussi bien au Portugal, ou est-ce que la France te manquait parfois ?

Ludo : Non, pour le coup, c’était différent, puisque je n’avais pas de travail au départ. La journée, je promenais le chien, j’allais me balader. J’ai vite apprécié l’ambiance de Porto. Les gens sont plus accueillants, plus souriants. Ils ont l’air d’être en vacances eux aussi, même quand ce n’est pas le cas. Il y a une légèreté dans la vie à Porto.

C’est tout ça qui m’a plu. Je me suis vite senti à l’aise. Pendant la journée, j’essayais d’apprendre la langue pour pouvoir communiquer avec les gens le plus rapidement possible.

Cyril : Vous êtes restés combien de temps à Porto ?

Claudia : Un peu plus de deux ans et demi.

Cyril : Vous vous êtes sentis un peu comme ça jusqu’au bout, en mode « 18 h, on commence les vacances » ?

Claudia : Alors, quand c’est l’hiver et qu’il pleut des trombes d’eau, on ne se sent plus trop en vacances [rires] ! Mais en vrai, si, parce qu’après, tu changes de rythme. Pendant la période pluvieuse, on s’invitait davantage les uns chez les autres plutôt que de sortir dans des bars.

Peut-être qu’au bout d’un an, un an et demi, tu te sens davantage habitant que simplement en vacances. Mais même après, il y a quand même l’été, la qualité de vie, la vie festive… On sortait énormément.

Cyril : Vous avez fait des connaissances très rapidement ? Par quel biais avez-vous rencontré du monde ?

Claudia : D’abord, grâce à mon travail. Nos premiers potes, c’étaient vraiment mes collègues. Les deux premiers, c’était mon responsable, qui était assez jeune et très fêtard, et une connaissance de l’équipe espagnole. On est toujours en contact avec eux, même si l’un est rentré en France et que l’autre est toujours au Portugal.

Après, c’est plus facile. Les collègues parlaient français, donc on s’est très vite intégrés à différents groupes, notamment grâce aux afterworks tous les vendredis soirs. Ça aide aussi de sortir comme ça avec une communauté de collègues, puis de les retrouver en dehors du travail.

On s’est aussi fait des potes parmi les francophones. Mais, par exemple, moi qui suis portugaise et qui parle portugais, je m’étais dit que je me ferais des amis portugais… Et en fait, que dalle !

Cyril : À ton avis, pourquoi tu n’as pas réussi à te faire des amis portugais ?

Claudia : Je trouve qu’ils sont très communautaires. Techniquement, je pense que si j’avais fait davantage d’activités ou travaillé dans une entreprise portugaise, je me serais peut-être fait des amis portugais. Mais au bureau, on était entourés d’étrangers, donc on n’avait pas vraiment d’occasions de rencontrer des Portugais. Dans notre immeuble, il n’y avait que des vieux, et dans la rue non plus, on ne rencontrait pas grand monde.

Ensuite, je me suis mise à la salle de sport et à la piscine, mais les gens ne viennent pas te parler. La plupart se disent bonjour, mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

Donc, voilà, c’est peut-être aussi de notre faute. On n’a peut-être pas fait assez d’activités pour rencontrer d’autres personnes. Les seules personnes qu’on a rencontrées, c’étaient des étrangers.

Cyril : Ouais, d’accord. J’ai un peu le même ressenti. S’il n’y avait pas les francophones… Après, ma femme, Jana, rencontre plein de monde, mais ce sont surtout des Brésiliens. Je vois un peu la même chose sur le côté communautaire. Même au travail, je bosse avec des Portugais, mais quand ils organisent des choses, ils ne me proposent pas forcément de venir. C’est peut-être parce que je suis leur chef aussi, je ne sais pas

Sinon, côté coût de la vie, comment vous vous en sortiez au Portugal ? Entre le loyer, la nourriture et les sorties, est-ce que c’était accessible avec les emplois que vous aviez ?

Claudia : Alors, on a eu beaucoup de chance avec nos salaires. On était plutôt bien payés, notamment grâce aux bonus et à la carte resto, dont le montant avait pas mal augmenté au fil du temps. On dépassait chacun les 1 000 euros de salaire, donc c’était plutôt confortable.

On a aussi eu de la chance avec le loyer : on payait 650 euros. Divisé par deux, ça restait raisonnable. Avec les chambres et les terrasses qu’on avait, normalement, tu ne trouves pas un logement comme ça à ce prix-là.

Les soirées n’étaient pas chères non plus. Quand tu connais les bons plans, tu peux trouver une caneca à 2 euros, par exemple. Franchement, je le conseille ! Il y aura toujours des endroits un peu chers, plus fancy, et plein de lieux à la mode à Porto. Mais si tu veux t’amuser tous les week-ends sans dépenser beaucoup, c’est possible. Il faut juste trouver les bons endroits. C’est aussi pour ça qu’on sortait beaucoup.

Après, en matière de pouvoir d’achat, je trouve qu’on en a quand même moins qu’en France. L’essence coûte à peu près le même prix. D’ailleurs, quand on est venus cet été, c’étaient vraiment les mêmes prix qu’en France. Et dans les supermarchés, il n’y a pas non plus une énorme différence. Globalement, les prix ne sont pas si bas que ça par rapport à la différence de salaires. Par contre, c’est toujours beaucoup moins cher si tu achètes local. En fait, dès que tu veux des marques ou des produits qui te rappellent un peu plus la France, là, laisse tomber : les prix s’emballent comme jamais ! Mais si tu achètes vraiment des produits 100 % locaux au supermarché, qui sont de bonne qualité, alors, ça va.

Ludo : Au niveau des sorties, des restaurants, de l’alcool, tout ça, ça vaut le coup. Mais paradoxalement, tu sors aussi beaucoup plus. À la fin du mois, ça pèse pareil dans le budget.

Cyril : Et le loyer, vous trouviez ça cher aussi ?

Claudia : Bah, vu qu’on était à 650 euros, non, mais parce qu’on était deux.

Ludo : Pour vivre au Portugal, si tu n’as pas un bon salaire, il faut être deux. Sinon, tu ne peux pas, les loyers sont trop chers par rapport aux salaires.

Claudia : Oui, si t’es pas deux, c’est compliqué de se loger à Porto.

Cyril : D’accord. Sinon, côté sorties, vous alliez aussi en dehors de Porto ? Vous visitiez le nord du Portugal, d’autres régions ?

Claudia : Oui, on bougeait très régulièrement. L’avantage, c’est d’avoir une voiture. Si tu ne l’as pas, ça demande plus d’organisation. Mais avec la voiture, on a vachement bougé. Sans même parler des allers-retours réguliers dans ma famille, à Viana do Castelo, on en a bien profité. On pouvait aussi faire pas mal d’heures sup pour récupérer des jours et donc avoir beaucoup plus de vacances avec notre travail. À chaque fois qu’on avait de la famille qui venait à Porto, on en profitait pour poser quelques jours. On a visité énormément de villes, que ce soit autour de Porto ou le long de toute la côte jusqu’à l’Algarve.

Cyril : D’accord. Et vous faisiez aussi ce genre de voyages en France, ou vous avez davantage bougé au Portugal ? Qu’est-ce qui vous donnait envie de visiter autant le pays ?

Claudia : C’était prévu de le faire en France et, au final, on ne l’a fait qu’une seule fois depuis un an et demi qu’on est là. En France, le temps passe vite et on a la famille et les proches beaucoup plus près, géographiquement. Du coup, on a tout le temps quelque chose à faire : soit on bouge quelque part, soit on a des gens à la maison. C’est encore pire qu’à Porto !

Ludo : Aussi, la France est globalement bien plus grande que le Portugal, donc c’est plus compliqué niveau temps. Au Portugal, c’est petit : tu peux facilement faire l’aller-retour dans la journée ou partir le week-end pour voir plein de choses, alors qu’en France, ça fait vite beaucoup de route.

Claudia : Ouais, c’est vrai. Les autres villes autour de chez nous sont tout de suite à une heure ou une heure et demie de route, et encore, c’est le trajet le plus court. Il faut payer les péages. Sinon, c’est plutôt une heure et demie ou deux heures de route. Donc, faire deux heures de route pour un aller-retour dans la journée, voilà quoi.

Cyril : Le dépaysement, ça ne joue pas un peu aussi ? Je sais que, moi, quand j’étais en France, je ne bougeais pas trop, alors qu’à l’étranger, j’ai toujours beaucoup bougé. Je ne sais pas trop pourquoi.

Claudia : Oui, et puis, comme on ne savait pas si on allait rester ou rentrer, on s’est dit que, tant qu’on était là, autant en profiter pour visiter un maximum de choses. C’est aussi ce qu’on s’est dit au Mans [leur nouveau lieu de vie], à notre retour, mais on eu a du mal à bouger. Et puis, maintenant, avec le futur bébé, ce n’est pas tout de suite qu’on va pouvoir partir visiter les environs.

Après cette parenthèse portugaise, Claudia et Ludo ont fini par rentrer en France pour entamer un nouveau chapitre de leur vie. La dernière réponse a déjà levé un coin du voile sur l’arrivée d’un nouveau protagoniste. Mais est-ce la seule raison de leur retour ? Comment ont-ils vécu ce changement, et le Portugal leur manque-t-il au point d’envisager d’y revenir un jour ? Ils nous racontent la suite dans la seconde partie de cet entretien (à venir !).


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